BPI et ETICOOP soutiennent Mellisphera

La BPI et ETICOOP engagés avec Mellisphera

La BPI et ETICOOP engagés avec Mellisphera

C’est la bonne nouvelle de l’automne. Nous avons deux nouveaux parrains, la BPI et ETICOOP engagés avec Mellisphera pour soutenir son développement.

D’une part, la Banque Publique d’Investissement soutient la mise au point de la plateforme Mellisphera. En effet, la BPI qui a pour slogan « servir l’avenir » est séduite par les perspectives de notre produit.

D’autre part ETICOOP, qui nous intègre dans son 14ème cursus d’incubation de projets innovants à côté des 9 autres projets retenus. Cette structure issue du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne soutient les initiatives innovantes et locales. C’est pourquoi elle propose un accompagnement personalisé sur tous les aspects de l’entreprise. Et ce, avec un accent marqué sur le térritoire et la coopération.

Nous sommes fiers de compter avec ces deux soutiens de poids pour épauler notre développement. En s’engagent avec Mellisphera la BPI et ETICOOP parient non seulement sur notre capacité à proposer un produit à forte valeur ajoutée. Mais également sur le developpement de l’innovation et l’emploi local.

Nous partageons à 100% ces valeurs qui se traduisent très concrètement dans notre quotidien. Par exemple lorsque nous soutenons le logiciel libre ou que nous participons à des évenements locaux comme e-py ou le Hackaton Numérique du Greta pour ne citer que les derniers en date.

Eticoop developpement régional

Pour en savoir plus sur BPI et Eticoop

Bpifrance www.bpifrance.fr est une banque publique d’investissement, un organisme français de financement et de développement des entreprises. De ce fait elle est chargée de soutenir les PME, les ETI et les entreprises innovantes en appui des politiques publiques de l’État et des régions.

Eticoop www.eticoop.fr est L’Ecole Territoriale pour l’Innovation et la Coopération. Il s’agit d’une structure de développement de l’entrepreneuriat et des valeurs coopératives sur nos territoires. Elle regroupe trois acteurs complémentaires : Les caisses régionales du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne et du Crédit Agricole Aquitaine. L’association INSUP et le groupe Mondragon. Pour atteindre ses objectifs elle met en place des actions opérationnelles. Par exemple le Cursus d’Accompagnement à destination des entrepreneurs alternent les phases collectives et individuelles sur une durée globale de 30 mois.


Apimondia 2019

Apimondia 2019 🇨🇦

apimondia 2019 montréal

Bienvenus à Apimondia 2019 🇨🇦

Quel est l’évènement international qui réunit tous les deux ans des nations allant de la Russie au Chili, de la Chine à l’Australie, des États-Unis à l’Éthiopie, du Brésil à la Slovénie ? Les jeux olympiques ? non Apimondia !

Si l’apiculture vous passionne, soyez certain que Apimondia est l’évènement à ne pas rater. Nous avons vécu une semaine d’une grande intensité à Montréal. Quelle chance d’avoir pu participer à un évènement de ce niveau. Extrêmement bien organisé, dans une ville très accueillante, réunissant 4 jours durant les acteurs mondiaux de l’apiculture.

Un programme de qualité

Du côté des contenus, le programme d’une grande qualité a réuni des conférenciers abordant littéralement toute la palette des sujets en lien avec l’apiculture. Cinq sessions parallèles en permanence, du lundi au jeudi. Cela en fait de conférences à suivre (et à laisser…). Il y a eu également les séances de posters journalières, et bien sûr la halle des exposants venus des quatre coins du globe.

Des belles rencontres

Apimondia est aussi le plaisir de la découverte. Le partage avec des apiculteurs venus des quatre coins du globe. Ouverts à la discussion sur leurs pratiques apicoles sur des petites ou grandes exploitations. A cet égard nous avons pu approfondir leur conception de l’apiculture de précision. Nombreux sont ceux qui font un usage croissant de la donnée pour mener à bien leur exploitation.

Du savoir faire

Nous avons retrouvé nos amis de Broodminder pour resserrer des liens et définir la suite de notre feuille de route. Nous avons de beaux projets pour 2020. Comme à chaque rencontre nous avons profité de l’occasion pour consolider notre vision à moyen/long terme.

Sur le parterre, nous avons également retrouvé les autres acteurs internationaux qui partagent la mission d’améliorer les conditions des apiculteurs à l’aide des technologie modernes. ApisProtect, Beeguard, Beehero, Hostabee ou Nectar sont quelques uns d’entre eux.

Clairement les technologies de monitoring de ruches ont occupé une bonne place à Apimondia. En particulier dans les salles de conférence mais également sur l’expo. C’est non seulement le signal que quelque chose est en train de changer dans le monde de l’apiculture. Mais également une vague de fond que les apiculteurs les plus en pointe ont déjà intégré dans leurs pratiques.

Et un état d’esprit tourné vers l’avenir

La seule note triste de l’évènement aura été de constater que plus de 50% des miels présentés au concours de miel ont été recalés par le laboratoire. C’est en effet le signal tangible de quelque chose qui cloche dans la filière. Et tant mieux si cela sert à opérer une prise de conscience globale pour amorcer le changement.

Enfin, il faut remarquer l’état d’esprit de tous les acteurs que j’ai pu croiser durant ces quatre jours. L’abeille et les apiculteurs ont certainement des problèmes à surmonter. Mais l’envie de les dépasser était clairement tangible dans tous les coins du Palais des Congrès de Montréal.

apimondia 2019 montréal


suivi du rucher en temps réel

Au-delà des inspections : suivre son rucher en temps réel

suivi du rucher en temps réel

Au-delà des inspections : suivre son rucher en temps réel

L’apiculture de précision se caractérise par le suivi du rucher en temps réel. Ceci est utile à chaque instant, mais également à l’heure de réaliser le bilan. Cet article présente une analyse détaillée de trois ruchers suivis tout au long de la saison 2019.

 

Dans un rucher comme dans la vie il y a des ruches qui marchent bien, d’autres moyen et d’autres pas du tout. L’apiculteur en bon éleveur, accompagne chaque colonie pour l’aider à exprimer tout son potentiel.

La spécificité de l’apiculture par rapport à d’autres métiers d’élevage est de travailler avec un super-organisme. Conduire une colonie non visible à l’œil nu et présentant un développement très variable. Voici le challenge pour l’apiculteur. En deux semaines une colonie peut traverser plusieurs états : accélérer ou péricliter tout est possible.

Au sein d’un rucher, chaque ruche suit sa propre dynamique. Les généralisations ne sont pas très efficaces en apiculture et il faut gérer -à la colonie- pour arriver à en exprimer le meilleur de chacune.

Pour faire face à ces contraintes les apiculteurs effectuent des suivis tous 15 jours en moyenne. Deux semaines dans la vie d’un super-organisme c’est loin d’être 2 semaines dans la vie de n’importe quel autre animal. La production de toute une saison peut se décider en 15 jours, la reproduction naturelle (essaimage) peut se déclencher en 15 jours. Une colonie qui a 3.000 abeilles en février en aura 60.000 en juillet : c’est +2000% en 6 mois, soit environ +166% tous les 15 jours.

Par le passé les aléas climatiques et environnementaux étaient moins présents et c’était possible de pratiquer une apiculture calendaire. Cette époque est révolue. Le suivi tous les 15 jours est devenu le compromis que l’apiculteur adopte pour conduire son exploitation de façon à peu près rentable.

Concept de suivi du rucher en temps réel

Apiculture de précision – un nouveau paradigme

Pour assurer un suivi adapté des colonies, être informé en temps réel devient un vrai atout. Savoir ce qu’il se passe pour agir au bon moment. L’apiculture de précision apporte une conception radicalement différente à celle de l’apiculture calendaire. Le concept d’inspection est inversé : Le déplacement sur le rucher n’est plus pour diagnostiquer mais pour agir directement car le diagnostic a été réalisé en amont.

Chez Mellisphera nous avons mis au point des algorithmes permettant de suivre le développement des colonies en temps réel tout au long de la saison. Il est maintenant possible de connaître le niveau de couvain de chaque ruche sans l’ouvrir.

Pour l’apiculteur c’est un excellent outil d’aide à la décision qui lui permet de quantifier la situation à chaque instant, assurer la santé de ses colonies et une meilleure maitrise de ses risques.

Valeurs et non-valeurs d'un rucher suivi en temps reel

Regardons ce rucher avec 5 ruches monitorées. Alors qu’elles ont toutes un départ relativement groupé en début de saison, le 9 avril le peloton de désagrège. Les jeux se font à ce moment, avec celles qui entreront en production et celles qui ne réussiront pas à décoller. La ruche verte RHH est fruit d’une division et décolle plus tard dans la saison.

Les meilleures réussissent à développer leur couvain rapidement et se maintiennent à un bon niveau toute la saison. Les autres vont vivoter pendant 3 mois pour éventuellement se récupérer à la fin de la saison. Les perdantes entameront une ou plusieurs descentes aux enfers, enchainant essaimages et autres déboires.

 

Chaque rucher avec sa propre dynamique

Le potentiel de l’outil est démultiplié lorsqu’on compare plusieurs ruchers entre eux. Dans notre cas trois ruchers de trois apiculteurs différents situés à moins de 40km de distance l’un de l’autre. Ils profitent globalement de la même météo, (voir l’article « le cas de la ruche5 » sur ce sujet). Pourtant en fonction de l’implantation locale, des ressources et des pratiques de l’apiculteur, leur trajectoire sera complètement différente.

Suivi en temps reel de trois ruchers

Le rucher A démarré en mars, le rucher B en avril et le rucher C en mai. Il s’en suit un déroulement assez semblable : celles qui décollent, celles qui vivotent et celles qui décrochent. A la fin de la saison, après la récolte, la descente du couvain est également différente. Pour A et B elle est modérée pour C très accentué … à cause d’une raison très concrète qui fera l’objet d’un prochain article.

Conclusion

On a vu que chaque rucher présente un développement caractéristique. Au même temps, chaque ruche suit une trajectoire propre. L’apiculture de précision repose sur la connaissance de ces dynamiques. Le suivi du rucher en temps réel offre à l’apiculteur une visibilité accrue sur son cheptel. Ce qui a pour conséquence une prise de décision plus pertinente et éclairée.

L’apiculteur finit alors par se demander comment il faisait, à l’époque où il relevait les informations tous les 15 jours…


Pour aller plus loin

La dynamique des colonies n’est pas un sujet nouveau. Ce rapport du centre suisse de recherches apicoles datant de 1996 permet d’aller plus en détails. Nous conseillons particulièrement la lecture de sa conclusion.


Au fil des miellées

Un des attraits de la pratique de l’apiculture c’est qu’elle vous immerge dans la nature. Vous devenez un observateur averti de l’écosystème car vous et vos abeilles en dépendez.

Au bout d’une saison de pratique vous assimilez aisément le calendrier des floraisons : en mars le cerisier, en avril le pommier et le colza, en mai l’acacia, en juin le châtaignier, en juillet le tilleul. Puis en août c’est la disette… Ce suivi attentif de votre milieu naturel vous permet de percevoir des évènements qui passent inaperçues aux non-initiés.

Fleurs vs miellée : condition nécessaire mais pas suffisante

Seulement, voir des fleurs n’implique pas nécessairement l’existence de nectar, donc de ressources pour les abeilles. Les miellées sont conditionnées par de nombreux facteurs : la température et humidité ambiantes, les dernières pluies et leur intensité, la profondeur des racines pour des plantes comme le colza ou le tournesol, etc.

La miellée n’est donc ni acquise ni aisée à identifier. D’autant plus que vous n’allez pas monter la garde sous le pommier de votre voisin pour voir quand elles viennent le butiner !

Mesurer c’est comprendre

Un capteur de poids installé sous la ruche vous donnera des informations bien plus détaillées. D’un simple coup d’œil il devient possible de suivre le déroulement des miellées, leur intensité et également les périodes de disette.

Au-delà de l’aspect ludique, il s’agit d’un réel outil d’aide à la décision qui vous permet de juger du moment opportun pour installer une nouvelle hausse ou, au contraire, de soutenir une colonie en manque de réserves.

Les données transforment la pratique de l’apiculture. Notre compréhension du milieu environnant devient plus précise, plus intense.

fig 1 : Calendrier des miellées d’une colonie. Les cercles verts indiquent une augmentation du poids, alors que les rouges indiquent une perte de poids de la ruche. Leur taille est proportionnelle à la quantité gagnée ou perdue.


La Ferme Digitale au coeur de Paris

Le 5 juin 2019, nous avons participé au LFDay. Voici le compte rendu de nos impressions !

Une initiative pas comme les autres

La Ferme Digitale pourrait à quelques égards être comparée avec des initiatives de transformation comme l’Usine du Futur ou Industrie 4.0. Néanmoins, elle présente deux caractéristiques bien propres :

La première est qu’elle a été fondée par des visionnaires entrepreneurs. Ils ont créé cette association sans que personne ne leur demande.  En dehors de toute initiative institutionnelle ou étatique, c’est l’expression du besoin de fédérer des acteurs d’une filière. Paolin Pascot fondateur de la place de marché agriconomie.com et Florian Breton fondateur de miimosa.com le site de financement participatif pour les agriculteurs sont à l’origine de cette initiative.

La seconde concerne les valeurs. Dans les objectifs fondateurs de l’association sont clairement exprimés l’engagement pour l’écologie, pour la société et pour les agriculteurs.

L’ambition est énorme et la techno n’est qu’un moyen

Il n’est pas seulement question de technologie ou de numérique : il est question de se battre pour l’agriculture et l’agronomie de demain, de pérenniser l’agriculture française. Il faut réussir la transformation écologique, économique au même temps que celle des modes de consommation.

Ces enjeux étaient palpables dans les couloirs de l’exposition avec la centaine de startups de l’AgriTech qui exposaient leurs produits et idées. Une centaine d’acteurs, c’est à la fois beaucoup et pas suffisant. Avec 13Md$ investis dans le monde ces 5 dernières années dans l’AgriTech, dont 5Md$ rien qu’en 2018 (source Digital Food Lab), il s’agit d’une vraie accélération, même si, sans surprise, la Chine et les Etats-Unis se placent sur le podium et que l’Europe apparaît à la traîne avec seulement 8% de ces investissements.

Les agriculteurs doivent être acteurs

On a également entendu que les agriculteurs doivent prendre leur communication en main pour que « d’autres ne parlent à notre place ». J’ai plus envie de dire qu’une révolution est en marche, et qu’il faut qu’ils en soient partie prenante. Dans les couloirs de l’expo, il manquait plus d’agriculteurs, intéressés par les nouvelles technologies et leurs applications pratiques.

Un mouvement est en train de grandir. Les exploitants agricoles doivent s’en saisir à risque d’être une fois de plus soumis à des forces qui les contraignent.

Tech for good ?

Résonnent encore les paroles de Cédric Villani lors du discours de clôture « Le rêve est bien sûr la réconciliation de l’humanité avec l’agriculture et l’environnement ». Voici une idée qui donne matière à réfléchir et avec laquelle j’ai envie de clore cet article.

 

L.Pons


Le cas de la ruche 5

Le cas de la ruche 5

english version

Notre ruche R5 qui en 2018 avait réalisé une belle miellée d’acacia ne semble pas très bien réussir en 2019. Alors que lors des inspections elle semblait bien se développer, les résultats sont sans appel : 4,9 kg produits contre 15,8 l’an dernier. Le détail journalier est donné ci-dessous :

L’apiculteur hâtif attribuerait cette baisse de production à un défaut de miellée, ou à une reine en déclin. « Elle a bien marché l’an dernier et doit baisser de régime cette année » aurait-il (ou elle) pu dire.

Voyons néanmoins ce que disent les données.

Tout d’abord l’état du couvain

Notre ruche présente une excellente vitalité. Elle affiche une température du couvain à 35°C ultra-constante tout le mois d’avril. Sans l’ouvrir, nous pouvons assurer qu’elle dispose d’au moins 4 cadres de beau couvain. Il n’y a pas eu d’essaimage non plus sur la période.

  • Non, la reine n’est pas en déclin.

Ensuite, comparons avec les pairs

Nous avons la chance d’avoir deux autres ruches équipées de capteurs dans un rucher B à seulement 2.6 km à vol d’oiseau. Les R17 et R26 présentent également un couvain pleinement développé comme la R5. Nous pouvons comparer ces trois colonies entre elles. Nous constatons que, finalement, R17 et R26 font nettement mieux : +7,2kg et +10,5kg respectivement. Bien que les niveaux soient différents, les tendances journalières sont assez proches entre les trois ruches (voir ci-dessous) avec des journées rouges et des journées plutôt vertes (elles doivent toutes être abonnées à Bison futé).

  • Non, pas de défaut de miellée.

Jusqu’ici, nous pouvons écarter comme causes possibles une reine vieillissante ou un manque de ressources.

Quid de la météo ?

Normalement, la météorologie générale ne devrait pas être la cause non plus. Les deux ruchers sont très proches et à ce niveau, donc les conditions climatiques sont identiques. Sauf que… Regardons les températures maximales journalières dans chacun des ruchers :

Très clairement, le rucher A dans lequel se situe R5 est dans un environnement plus frais que le rucher B. La température maximale moyenne d’avril 2019 est de 18,2°C pour le premier et 21,2°C pour le second. Trois degrés d’écart qui semblent faire toute la différence.

Les 20,5°C atteints en 2018 sur le rucher A semblent corroborer l’hypothèse que le paramètre clé de notre analyse est l’exposition du rucher. Effectivement, il se trouve que le rucher A se situe dans un bois sous une couverture végétale d’acacias, alors que le rucher B est également en zone boisée mais au milieu d’une clairière.

Bilan des courses

Nous en concluons que finalement l’exposition du rucher est à l’origine des faibles niveaux de production de la ruche 5. Les abeilles étaient présentes, les ressources aussi, la météo également. Mais pas l’ensoleillement. Il a suffi d’une année un peu plus fraîche que la précédente, 2°C d’écart en température maximale mensuelle, pour limiter la production d’avril dans ce rucher.

Rucher A

Rucher B


Les fondations de l'apiculture de précision

Les fondations de l’apiculture de précision

Vous avez certainement entendu parler de ruches connectées. Celles-ci s’inscrivent dans un concept plus large : l’apiculture de précision.

L'expression Apiculture de Précision fait référence à une vision systémique de la pratique de l’apiculture. Il s’agit d’une intégration cohérente de l’ensemble d’informations utiles et nécessaires à l'apiculteur.

Les quatre piliers

De façon générale, l’apiculture de précision repose sur quatre piliers :

  • les colonies d’abeilles, avec ses paramètres vitaux
  • l'environnement, avec la météorologie et les floraisons
  • l’apiculteur qui constate et agit sur son environnement
  • la communauté qui ouvre le champ d’une compréhension approfondie.

C’est seulement lorsqu’on relie ces quatre sources d'information que le système peut être abordé dans son ensemble. Il devient alors possible de concevoir des services à forte valeur ajoutée.

  • Savoir qu’une miellée démarre est une information utile pour l’apiculteur. Pouvoir la relier avec la floraison environnante et la contextualiser grâce à l’historique des floraisons des années précédentes, c’est encore mieux.
  • Une ruche présentant une température de couvain en baisse est une information inquiétante qui pointe un couvain en déclin. Pouvoir la contextualiser avec les dernières opérations de l’apiculteur ou avec la dynamique des ruches voisines, c’est toujours mieux.

Fournir des renseignements décisionnels

L’objectif de l’apiculture de précision est de fournir à l’apiculteur des renseignements décisionnels

Un renseignement est dit « décisionnel » lorsqu’il est : rapidement compréhensible car exprimé dans le jargon du métier, mis en contexte, d’actualité à l’instant présent et ouvrant la possibilité d’une action pour apporter une solution.

Dans cet état d’esprit, les apiculteurs professionnels disposent d’un nouveau levier pour optimiser leurs opérations.

Quant aux apiculteurs de loisir, ils peuvent compter sur un guide pour améliorer leur pratique s’ils débutent, ou pousser leurs recherches et expérimentations pour les plus curieux d’entre eux.

Dans les deux cas, la pratique de l’apiculture se voit transformée. Elle est plus intense, plus pertinente et plus effective.

Un sixième sens

Les outils numériques n’éloignent pas l’apiculteur de la nature. Au contraire, ils lui apportent des clés pour mieux comprendre des évènements qui se déroulent, trop souvent à l’écart de ses cinq sens.

 

Pour aller plus loin

retrouvez quelques uns des cas d'application

 


vivatech paris mellisphera

Vivement VIVATECH !

Mellisphera participera au salon VIVATECH 2019 aux côtés de la délégation de la Région Nouvelle Aquitaine.

Ce sera une belle occasion de montrer au public comment la data science contribue à la connaissance des abeilles. Nous préparons déjà différents supports inédits pour l’évènement.

Nous allons exposer également, pour la première fois en Europe, le tout dernier capteur T2 de nos amis de Broodminder. Ce petit bijou de technologie conçu spécifiquement pour les besoins des apiculteurs cache bien son jeu avec un tarif très accessible et des capacités hors norme.

Nous ferons le déplacement avec nos amis de ST37 Sport et Technologie et Prof-en-Poche qui seront aussi de la partie, tout autant que la quinzaine de jeunes pousses de l’écosystème néo-aquitain.

Un grand merci à la Région Nouvelle Aquitaine pour sa confiance.

Rendez-vous à Paris le 18 mai !


naia intelligence artificielle apiculture connectée

NAIA forum néo-aquitain de l’intelligence artificielle

Nous étions à Bordeaux le 19 mars 2019 pour rapprocher l’apiculture connectée de l’intelligence artificielle. Mellisphera embarque actuellement de l’IA dans le carnet de notes automatique. Ce module permet à l’apiculteur de rédiger son intervention comme il le ferait sur papier et traite ensuite les informations pour les classer de façon pertinente.

Le forum nous a offert l’occasion de rencontrer des pointures de l’IA comme LumenAI ou SofTeamAI mais aussi Cdiscount, l’INRIA et l’Université de Bordeaux. Autant d’acteurs qui entourés des nombreuses start-up du numérique ont rendu cet évènement très riche de contenus.

Une mention spéciale pour le Dr. Pellegrini qui nous a soigné quelquse bobos au numérique avec sa thérapie de choc ;)

NAIA est organisé par le journal Sud Ouest et le groupe Suez.


A la rencontre des apiculteurs des Amériques

ABF american beekeeping federation Bee InnovativeChaque année, la Fédération Américaine d’Apiculture (ABF) organise son congrès international.

Notre ami Rich Morris, fondateur de Broodminder, nous a invité pour venir présenter le prototype de Mellisphera aux apiculteurs américains. Avec Rich et Theo, nous avons rencontré des apiculteurs du Canada, des USA et du Mexique. En Amérique les apiculteurs professionnels sont appelés « commercial beekeepers » alors que les amateurs s’appellent « backyard beekeepers ».

Ces échanges nous ont permis de prendre conscience de la similitude des problématiques sur nos deux continents : perte de productivité, environnement très contraint, charges d’exploitation importantes… Les Etats-Unis ont néanmoins trois caractéristiques propres : la prépondérance des services de pollinisation, des exploitations immenses allant jusqu’à 6000 ruches (Tout est grand chez l’oncle Sam !). Sans oublier un facteur de perte supplémentaire : les dégâts causés par les ours.

Nous avons échangé sur l’apiculture connectée avec les développeurs de HiveTracks et The B-App. Ce sont deux des logiciels de gestion de ruchers les plus connus dans le milieu.

Côté conférences, les présentations de Marla Spivak et autres chercheurs américains ont été d’un grand intérêt.

Un moment fort ? La table ronde intitulée « Hive Monitoring Technology: Fad or the Future? ». Celle-ci était modérée par James Wilkes de HiveTracks, avec des participants comme Rafael Cabrera (Solution Bee) M. O’Keefe (O’Keefe Electronics), Jonathan Engelsma (Bee informed Partnership) Brandon Hopkins (Enthomology Uni. Washington), Itai Kanot (BeeHero) et Rich Morris (Broodminder).

Cette deuxième semaine de janvier pose clairement le décor pour 2019 : des rencontres d’une grande intensité, beaucoup de choses ajoutées à notre to-do-list… Sans oublier tout ce bon temps passé ensemble avec Broodminder!