Le 5 juin 2019, nous avons participé au LFDay. Voici le compte rendu de nos impressions !

Une initiative pas comme les autres

La Ferme Digitale pourrait à quelques égards être comparée avec des initiatives de transformation comme l’Usine du Futur ou Industrie 4.0. Néanmoins, elle présente deux caractéristiques bien propres :

La première est qu’elle a été fondée par des visionnaires entrepreneurs. Ils ont créé cette association sans que personne ne leur demande.  En dehors de toute initiative institutionnelle ou étatique, c’est l’expression du besoin de fédérer des acteurs d’une filière. Paolin Pascot fondateur de la place de marché agriconomie.com et Florian Breton fondateur de miimosa.com le site de financement participatif pour les agriculteurs sont à l’origine de cette initiative.

La seconde concerne les valeurs. Dans les objectifs fondateurs de l’association sont clairement exprimés l’engagement pour l’écologie, pour la société et pour les agriculteurs.

L’ambition est énorme et la techno n’est qu’un moyen

Il n’est pas seulement question de technologie ou de numérique : il est question de se battre pour l’agriculture et l’agronomie de demain, de pérenniser l’agriculture française. Il faut réussir la transformation écologique, économique au même temps que celle des modes de consommation.

Ces enjeux étaient palpables dans les couloirs de l’exposition avec la centaine de startups de l’AgriTech qui exposaient leurs produits et idées. Une centaine d’acteurs, c’est à la fois beaucoup et pas suffisant. Avec 13Md$ investis dans le monde ces 5 dernières années dans l’AgriTech, dont 5Md$ rien qu’en 2018 (source Digital Food Lab), il s’agit d’une vraie accélération, même si, sans surprise, la Chine et les Etats-Unis se placent sur le podium et que l’Europe apparaît à la traîne avec seulement 8% de ces investissements.

Les agriculteurs doivent être acteurs

On a également entendu que les agriculteurs doivent prendre leur communication en main pour que « d’autres ne parlent à notre place ». J’ai plus envie de dire qu’une révolution est en marche, et qu’il faut qu’ils en soient partie prenante. Dans les couloirs de l’expo, il manquait plus d’agriculteurs, intéressés par les nouvelles technologies et leurs applications pratiques.

Un mouvement est en train de grandir. Les exploitants agricoles doivent s’en saisir à risque d’être une fois de plus soumis à des forces qui les contraignent.

Tech for good ?

Résonnent encore les paroles de Cédric Villani lors du discours de clôture « Le rêve est bien sûr la réconciliation de l’humanité avec l’agriculture et l’environnement ». Voici une idée qui donne matière à réfléchir et avec laquelle j’ai envie de clore cet article.

 

L.Pons